Salah

Stétié


Le point de vue d'Yves Bonnefoy
Etudes universitaires
Le critique d'art
Libre tribune
Salah Stétié et le Liban
Un auteur francophone
Salah Stétié
en langues étrangères
(traductions et articles)
Extraits
Derniers ouvrages publiés


























 

 Liban

Texte de Salah Stétié / Photographies de Caroline Rose
260 x 300, ouvrage relié sous jaquette
170 photographies couleurs, une carte et une chronologie du Liban de la préhistoire à nos jours
Collection Albums
Editions de l’Imprimerie nationale, novembre 2006
256 p. – 75 €

 

Présentation de l’éditeur –

Quand Salah Stétié évoque le Liban, c’est en fils de la terre d’Eden et d’exil dont il fut l’ambassadeur, en "fils de la parole" (titre de l’un de ses essais), de l’écriture, du livre et de la poésie. Réminiscence de toutes les saveurs et résonance de tous les mythes, ce "Liban étroit, adossé à sa muraille rocheuse comme une marche de la mer" est "d’abord un paysage", un paradis toujours menacé par les affres de l’Histoire, terre foisonnante de paradoxes nés de coexistences tendues, de débordante vitalité. Aussi l’auteur joue-t-il sans cesse des échos et des correspondances, brisant les fils convenus de la chronologie et de l’itinéraire, pour composer un monde, un microcosme dont toutes les facettes se reflètent et, dépassant la couleur locale, renvoient à notre destin. Voici, présentés en savants contrepoints, Abraham et sa longue descendance de prophètes et de patriarches ; les conquérants contrecarrés, Assyriens, Macédoniens, Croisés ; l’invention, avant la Grèce, des cités-États – Tyr, Sidon, qui essaimèrent jusqu’à Carthage et Cadix – et de l’écriture alphabétique dont le principe et la graphie se retrouvent jusqu’au Sahara (tifinag), au Yémen (sabéen), à la Russie (cyrillique).

Beyrouth, "ville de tous les conflits et de tous les dialogues", phénix sorti des ruines, vibrante de son luxe, de sa jeunesse, de ses universités, de ses dix-sept confessions, les mosquées jouxtant les églises.

Monastères troglodytes dans la vallée sainte de la Kadisha, majesté du mont Sannnine sous la neige, des cèdres du mont Barouk, de la baie de Jounieh, la plus belle du monde, selon Renan ; splendeur des sites de Ballbeck, de Tyr et de Byblos, stature imposante du château Saint-Gilles, des ruines du château Beaufort, souks ombreux de Tripoli et de Beyrouth … douceur des oliveraies et des vignes du pays de lait et de miel que la Méditerranée éclaire, ouvrant le Liban vers l’extérieur, sur le commerce et sur le monde.