Quand lattente menace
Dans la chambre du seul léclat des seuils
Ce qui vient sera gouverné
Quelques-uns ont lintuition de la cendre
Dans la nuit fine affinée de cristaux
Ceux-là disent des mots sous le risque
Etoile et tour et lion
Nous défendrons contre le château de leurs plumes
Tombé sur nous avec ses murs et lombre froide
Bientôt la fin. Bientôt dira la bouche
Ce que le puits. Qui a les lèvres pures
On le saura. Les mots décideront.
Nous serons allongés dans le simple.
Les uns et puis les autres. Il ny aura
Personne pour nous toucher. Et si les linges susent
Ce sera par des nuds faits et défaits
Sans nous, sous le vent couvert de pierres
Et qui dira les mots sera ce jour laimant
Pour attirer le corps du feu. Et qui
Ne dira rien sera habillé par les mots
Dun autre, dits pour le sauver
Voici la mort : elle a le visage en trois,
Illuminée par leau
Et entourée de fruits
Dans le sommeil de lensommeillement
Sous la beauté de lair
A toute soif une ombre de ramier
Dans le miroir et le renversement
Colombe de la nuit de ce côté
Où les nuages dorment
SEIZE PAROLES VOILEES
Servantes de ma tête ô vous
Couronnées deau ô vous
Qui me donnez lhabit
Pour lattentat contre les nuds transparents
Je cherche les sanglots de vos joues noires
Dans ces buissons de feu. Je me souviens
Davoir goûté la paix
Des pommes
Personne ne minterdira plus dentrer ici
Je songe à losier de ses jambes
A ce fleuve entre elle et moi
Et je crie en maniants des outils
A cette ligne écrite et qui va disparaître
Avec ce corps économise pour
La seule rupture
Je songe à ses poignets devenus lampe
Et qui vont dormir au versant de la douleur
(Je sors sous un grand jet pierreux)
(Jai caché leau :)
(Pour un enfant doré)
Allant serrant
Laraignée fille et ange
Endormie dans la mort
La tardive la mal rentrée
Les bouquets lui font peur
Dans la maison très noire
Doù revient-elle avec ses doubles jambes ?
Loiseau sanglant le dit dans la mort
Dans la grande pitité elle est assise
Septembre brûlé de lis :
Dans la ville de neige noire
Javance vers la chapelle de la Pure
Ailleurs me suivent
Dans une longue interminable fin dété
Des têtes qui parlent
Peut-être de leur mort
Limpide et voilée par le soir
|