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Stétié |
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LE PAYSAGE PARALLÈLE
C’est un défaut de tout croire, Sénèque
On le dira, mais jamais assez : que toute carte est imaginaire, que toute carte, rien qu’une image elle-même, est une matrice, est une fabrique d’images, d’images à l’infini. Certes, il existe certaines cartes qui sont encore plus imaginaires que d’autres : ce sont les plus anciennes, les plus approximatives, parfois d’ailleurs approximatives de rien, n’approchant rien, ne référant à rien sinon à quelques visions de leur auteur, cartographe en chambre avec dans la tête un violon plutôt qu’une boussole, qu’un compas, qu’une règle et qu’une équerre, cartographe hasardeux ainsi qu’un promeneur des grandes largeurs, un pied à la suite de l’autre, dans le vide. Un vide habité, obsédé de monstres, de merveilles, de démons, de dieux à trident, de sirènes, de conques marines en quoi des barbus soufflent, de petites villes dessinées comme autant de châteaux de cartes, de mamelons semblables à une très jeune poitrine fémininement bourgeonnante et qui, de toute sa force neuve, veut évoquer une chaîne de montagnes et, de-ci de-là, dispersés aux quatre coins du parchemin ou de tout autre support quel qu’il fût, et seulement utilisés à des fins indicatives et suggestives, des angelots ou des amours à joues gonflées, des embarcations de belle fortune poétique hissées à la pointe d’accents circonflexes blancs qui sont figures de vagues blasonnées, des dauphins à la queue torsadée comme ammonite, des fées morganatiques à la plus mystérieuse des échancrures et divisées en deux par leurs aboutissements poissonniers symétriquement redressés, des signes plus ou moins déchiffrables, des symboles perdus, des deltas compliqués comme un triangle féminin savoureusement irrigué. Puis, ici ou là dans l’effet de vastitude induite et d’espace déployé à la diable, des stellations déracinées et repiquées au hasard la chance, des coupoles parfois et parfois des tours : tours de guet, clochers ou minarets, le tout dans la confusion ci-dessus décrite ou dans une sélection intervenue et interprétative manuscrit et peint ; et le tout, plus ou moins bien, plus ou moins naïvement, plus ou moins lisiblement, plus ou moins efficacement conservé. Plus tard, on introduira des nègres dans la recension cartographique, des palmiers même et même des chameaux, des voiliers à haut bord, des roses des vents : ce sont là les débuts de la carte savante où les continents commencent à ressembler à ce qu’ils sont, où les pays prennent leur forme probable, où les îles et presqu’îles cessent d’être ces outres trop pansues ou trop plates, où l’enfant amoureux de cartes et d’estampes peut enfin, avec un peu d’évidence acquise et apprise, développer le fil de son labyrinthe secret et puiser avec esprit de justesse dans son trésor d’images apprivoisées ou, du moins, apprivoisables. La carte, la voici devenir, chaque jour un peu plus et un peu mieux, l’abécédaire de notre magique planète. Car, je vous le dis en confidence mais sans doute le saviez-vous déjà (chacun de nous sait presque tout depuis l’enfance), la science ne fait qu’amplifier la magie du monde et le servir. La magie, c’est la reine : un jour, dans pas longtemps, la science s’en persuadera à son tour, et la technologie elle-même, hérissée de ses cactus électroniques. Ici, pour le moment, je me contenterai de citer Jacques Donnars, un sociologue contemporain, disciple déclaré de Durkheim, qui écrit dans La Pensée magique ou les ersatz de la spiritualité (Mat Media, 1991) : « […] Il est naïf de focaliser la pensée magique sur l’Afrique ou l’Océanie, c’est-à-dire très loin de nous. La pensée magique est dans notre vie tous les jours. Nous l’avons à l’intérieur de nous. Seulement nous ne savons pas la reconnaître ». Je parlerai plus tard du cactus.
Sur l’œuvre de carte, que j’ai abordée comme j’ai pu, avec le seul savoir-faire du rêveur, celui qui est le mien et dont j’essaie de me suffire dans la mesure où chaque fois, il me reconduit par la main vers plus de dense réalité encore (ah ! la réalité…), sur cette œuvre j’aurai, c’est vrai, beaucoup à dire. Mais je me méfie à juste titre de ce type de débordement lyrique en qui la réalité encore elle ne serait pas suffisamment attestée. Et quelle carte, antique ou ultra-moderne, pourra jamais rendre compte de la réalité du monde, fût-elle carte du système veineux et artériel de ce monde, lui fût-elle, même plus purement et plus abstraitement, squelette ? Squelette, c’est-à-dire équation mathématique, formule algébrique : le fiat de l’univers en quelque sorte. Ce fiat reste, comme un soleil qui ne demande qu’à s’allumer sur un paysage, soleil éteint mais en mal d’étincelle, suspendu au-dessus de la carte dont, le moment venu, il animera ou ranimera tous les possibles, c’est-à-dire toutes les présences, toutes les virtualités : les probables, les improbables, les impossibles. L’homme voyage sur une très mince surface plane, à jamais prise entre deux couches formidablement épaisses, évasives et épaisses, constituées d’insaisissable, d’impondérable, vaches allaitantes et bleues faisant le tour du cerveau de chacun, comme deux protubérances de nuage supportant et surplombant un avion maigre et mince et l’accompagnant ainsi dans son voyage éternellement circumbulatoire pour le nourrir, cervelavion, au pur sein de leur lait sauvage. Ainsi, dans un vide que nous peuplons de notre immense végétation imaginative, jungle riche de plus d’Afrique et d’Amazonie que mille Terres, nous voyageons. Mort aux cartes ! dit notre imagination. Bonheur à l’imagination, ma complémentaire, ma sœur consolée ! dit la carte. Et pourtant certains parmi nous rêvent de faire carte rase, comme on dit “table rase”. * Faire carte rase, c’est au niveau de la planète entière rêver de l’accomplissement d’un désert, et qui serait absolu. Puis, avec toute notre “inhabilité fatale”, c’est réintroduire l’une après l’autre les lettres de notre alphabet, du moins celles de ces lettres que nous chérissons le plus. Celles avec lesquelles s’écrit, en phrases mi-lumineuses, mi-ténébreuses, notre texte le plus intérieur, celui qui éclaire un peu l’une ou l’autre paroi de notre caverne. La caverne est l’une des origines de l’Être, l’une des sources de notre pensée. Les philosophes depuis Platon le savent et chacun d‘eux à sa façon le dit. C’est du souffle noir de cette caverne que nous viennent les inspirations les plus étranges et souvent les plus décisives : celles qu’on ne saurait peser dans une balance parce que ces inspirations-là échappent aux évaluations, échappent aux plateaux de métal de la balance. Parmi ce qui nous vient de la voix d’ombre, il y a les linéaments d’un monde, des lunes plus souples et plus tremblées que celles que Dieu et ses mathématiques ont voulues pour l’univers, du flou pour aider les battements du cœur, des réseaux et des circuits pour assurer l’affleurement et la circulation de la rosée. Avec la rosée, les couleurs, nées du sable, se mettent soudain à vivre tendrement, bien que préservées dans leur sécheresse originelle, à palpiter un peu, à tenter de s’envoler avant que d’être reprises par la pesanteur du sol, toujours première. Il y a toujours, dans l’invention voulue par l’homme, du rugueux, et quelque chose de primitif derrière la tendresse. Car l’homme et la femme aussi bien savent que la tendresse, sa flexibilité, la fluidité et la fragilité des choses (celle, aussi, des sensations et des sentiments qui tiennent compagnie à ces choses et qui leur font cortège), que cette flexibilité, cette fluidité et cette fragilité ne leur sont que prêtées et n’ont qu’un temps. La carte d’avant la carte est dans l’esprit de l’homme un projet, un projet perpétuel. Et d’ailleurs une carte, si première soit-elle, ne peut se passer de références et celles-ci où les trouver sinon, par contamination rétrospective, dans les cartes élaborées, les scientifiques ? L’homme est fils de la terre, son imaginaire est fils de ce qu’il connaît de la terre, de ce que celle-ci lui a enseigné. D’une certaine façon, et contrairement à ce que j’en ai dit, il n’y aurait, à la limite, pas de carte imaginaire. L’histoire de l’homme, et de sa pensée, est tout retournements et paradoxes. « La Voie n’est pas la Voie, dit le Tao, les chemins dans le ciel ne sont pas tracés ». Sur terre, ces chemins, il semble qu’assez mystérieusement ils le soient. * Retournement. Paradoxe. Conversion. Le travail de l’esprit, dans la diversité de ses fonctions, dont l’imagination n’est pas la moins efficace ni la moins importante, est tout entier dans ces allers et retours comme se tisse un tapis sous la navette dynamisée du tisserand. Une carte, ai-je dit, est une image, une image composée, nouée de lignes, barbouillée de couleurs, parfois violentes et toujours symboliques, quadrillée quand il s’agit d’un planisphère de latitudes et de longitudes, avec en haut et en bas de la bannière tendue et déployée sous des milliers de noms et autres intitulés, une coupe de neige : le pôle. Images, mais comme l’argent papier, garanties elles aussi par l’or des banques et, dans le cas de ces images, l’or est constitué de toute la matière de l’univers, de tous les décors et de tous les paysages, les fréquentés et les inatteignables. Et c’est raison pour quoi la plus précise des cartes est une symphonie inachevée ; d’elle, comme des cartes naïves et fraîches, les origines, l’essentiel, tout l’essentiel, est songe. Et plus nous voyageons et plus nous nous déplaçons à la manière des tortues ou des lièvres sur toute la surface de la planète, prenant souvent des raccourcis aériens, plus nous perdons, fragment après fragment, des pans entiers du monde. Nerval, dès le IIIe chapitre de son Voyage en Orient, l’écrit, et il le dit si bien que je ne résiste pas à la tentation de donner la citation entière : « Aussi bien, c’est une impression douloureuse, à mesure qu’on va plus loin, de perdre, ville à ville et pays à pays, tout un bel univers qu’on s’est créé jeune, par les lectures, par les tableaux et par les rêves. Le monde qui se compose ainsi dans la tête des enfants est si riche et si beau, qu’on ne sait s’il est le résultat exagéré d’idées apprises ou si c’est un ressouvenir d’une existence antérieure et la géographie magique d’une planète inconnue. Si admirables que soient certains aspects et certaines contrées, il n’en est point dont l’imagination s’étonne complètement, et qui lui présentent quelque chose de stupéfiant et d’inouï ». Baudelaire, de son côté, exprime dans “Le Voyage” la même constatation mélancolique : Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes ! Somme toute, l’idéal serait de posséder une carte enroulée dans un tiroir, de la dérouler quelquefois pour la consulter rien qu’intuitivement, et de rester sur place. * L’intuition est la clé : elle, sait. Elle sait, par exemple, que c’est par la poésie que les objets du monde, quels qu’ils soient, existent, au seul niveau où véritablement ces objets comptent à l’échelle des valeurs, celle à laquelle nous prenons nous-mêmes notre vraie mesure. Voyager de la sorte, et à cette échelle-là, c’est voyager loin et bien, et c’est contempler son propre trajet dans un miroir à prolongement mystique. Car, entre l’intuition poétique et la représentation mystique, elle aussi de l’ordre de l’obscur, beaucoup de passerelles sont projetables et effectivement projetées. Qu’est-ce que la mystique ? Brièvement, je dirai que c’est le sens le plus intériorisé du sacré, une forme d’involution pathétiquement subjective en rapport avec le mystère de l’Être. Il y a une géographie sacrée de la planète : Jérusalem, Rome, La Mecque et aussi Delphes et aussi le Gange et aussi les points cardinaux qui savent identifier la sainteté ou la nocivité de l’espace au Nippon, par exemple, et, d’une civilisation à l’autre, la concertation et la déconcertation de ces mêmes points cardinaux, cardinaux à plus d’un titre… Tout cela, qui nous est géographie extérieure, apparemment objective, parfois même redoutablement politique, fait simultanément le lit de notre géographie la plus intime, aspirations et répulsions, fascinations et rejets, attirances et détachements , la mutation des signes n’étant jamais absente du domaine du possible non plus que la conversion du champ des forces. C’est dire, en effet, qu’au-delà des ambiguïtés signalées, et par le mélange inévitable des deux ordres, l’extérieur et l’intérieur, la carte du monde qui nous accompagne et qui fait cortège à notre rêverie la plus quotidienne, nous devient transparente, se fait miroir de notre nostalgie. Images, images encore et toujours : c’est le miroir ne jamais l’oublier qui est la mine profonde, la réserve invisible autant que disponible et, à la moindre alerte, réactivée. Qui habite le monde habite tous les miroirs du monde et en habite aussi les géographies. Géographies transparentes. Avec les terrae incognitae : lesquelles sont des opacités accidentelles, des épiphénomènes sur la peau fragile des miroirs. On rêve d’une superposition des miroirs et des cavités transparentes, on s’interroge sur l’image finale qui en résulterait : image de synthèse, bien sûr, synthèse d’autres synthèses en amont, selon un processus de décantation qu’on pourrait, avec prudence, qualifier, par-delà les risques et les incertitudes, et non sans paradoxe, de mallarméen. Le “système Mallarmé” peut-il produire du non-mallarmé, de l’anti-mallarmé ? Oui, mystérieusement il le peut, et cela parce que, sans aucun doute, jamais un coup de dés n’abolira le hasard. Qu’une conjonction de hasards est toujours probable, et possible. Que la géographie n’est, malgré les règles qui régissent la physique de l’univers, que bien des hasards assemblés : une accumulation incontrôlable où, tour à tour, les divergences le disputent aux convergences. La carte, l’imaginaire inévitable de la carte, la carte exclusivement imaginaire, ce sont là des indications, une sorte de plan plus ou moins efficace, pour notre unique et double traversée, l’horizontale et la verticale, étrangement entrelacées l’une à l’autre dans un mode de géométrie qui ne saurait être l’euclidienne. Je rêve ? Je rêve. C’est tout le sens de ce petit écrit. * Il y a des arbres dans la géographie, toutes sortes de plantes. Il y a, par exemple, une plante-sculpture que les chameaux et certains esthètes, les amateurs de sécheresse, les obsédés des confins désertiques, privilégient dans leur adoration de la nature : je parle des cactus. Définition (d’après divers dictionnaires) : “Cactus” : nom masculin, est un emprunt (1627) par l’intermédiaire du latin cactos, cactus, « cardon » (Pline), au grec kaktos « artichaut épineux, cardon », mot sans étymologie connue. Le mot désigne une sorte de chardon avant de prendre (1788) le sens moderne appliqué à des plantes exotiques (Afrique, Amérique) à piquants. […] En fait, le mot cactus, qui désigne diverses plantes de la famille des cactées ou cactacées (famille de plantes grasses aux tiges charnues gorgées d’eau, et dont les feuilles sont réduites à des épines) a supplanté, à la fin du XVIIIe siècle, le mot cactier. Dernier sens connu : au XXe siècle, sous l’influence d’une chanson à la mode de Jacques Dutronc (1967), le mot “cactus” s’est employé peu après au sens figuré de “épreuve, difficulté”, comme épine ou os ». Voilà pour l’historique du mot et son squelette que, de temps à autre, la langue renouvelle et ranime. Le mot cactus avec son corps d’ourson compact, sa typologie de hérisson végétal, vit passablement endormi à la façon d’un chevalier du Moyen Âge couvert de son armure et tout rayonnant de piques et de flèches pour se protéger dans son sommeil des agressions possibles. D’autres cactus, mes préférés, sont les figuiers de Barbarie, de qui la figue, à la chair ferme et dorée et au goût âpre, est savoureuse. Les raquettes de ce figuier, débarrassées de leurs épines et gorgées d’eau, sont un mets de choix, craquant et fondant, pour les dromadaires en congé de caravane aux abords ruinés des villes arabes avant que ne commence plus loin, et libéré des ultimes épineux, le règne, à chaque dune plus absolue, du sable. Dans le désert du Mexique, c’est un tout autre service qui est attendu de la raquette juteuse, riche en suc blanchâtre et gluant : entaillée en son milieu par un couteau dans le sens de la longueur, la matière spongieuse réchauffée par le soleil des Tropiques et désépinée, ouvre sa longue fente charnue au pénis durci de l’Indien des tribus qui se déplace solitairement ou en petite troupe dans la vastitude désolée et veuve de tout élément féminin : la cactée, la cactacée remplace la Tarahumara absente, du moins pour le temps de l’exil. C’est qu’au Mexique le cactus est objet central du théâtre de la sexualité, comme d’ailleurs il l’est d’autres théâtres où l’homme joue et se met en jeu. Je pense au cactus pourvoyeur de songes sans début ni fin, le cactus à peyotl dont il faudra un jour qu’on nous raconte l’histoire fantasmatique. Le théâtre est aussi imaginaire que la carte imaginaire dont il a été parlé et qui compte, parmi ses démons familiers ou ses anges malicieux, cet acteur important dans l’un et l’autre cas d’espèce qu’est pour nous tous le beau cactus ordinaire, le cactus à raquettes, libre végétal tout à la fois réel et symbolique, érotique et simultanément mystique. Peu savent que le suc des cactées, ce jus gluant déjà évoqué, dissipe (selon bien de nos légendes) l’appétit sexuel des femmes et que les mères d’Amérique Latine le Mexique, toujours le Mexique ! en font boire quelques gorgées à leurs filles avant qu’elles sortent le soir. Mais il y a aussi que les épines des grands cactus sont utilisées dans certains types d’opérations magiques, notamment pour graver des symboles et des vœux sur des racines déterrées dans les cimetières ou sur des chandelles de couleur, bénies pendant la fête des Morts. Lorsqu’on met onze de ces épines dans une bouteille de pulque, qui est une boisson mexicaine à base d’agave, les épines se mettent à se quereller violemment : « Ce sont les anges et les démons qui s’affrontent pour et contre la cause de Dieu », dit-on. C’est du moins ce qu’affirme Scott Cunningham dans son Encyclopédie des herbes magiques (Editions Sand, 1986, Paris). Encore une recette de figuier et de figue. Dans la médecine traditionnelle arabe, le guérisseur traitera un “engorgement de la rate” en piquant de grains d’orge une feuille de figuier de Barbarie, détachée de son tronc. Lorsque la feuille est entièrement desséchée, le malade sera considéré comme guéri. Mais la plus belle, la plus solennelle des histoires est celle-ci, sur quoi je conclus. D’après la Revue des Traditions Populaires (n°XIV, 48 et n°XVI, 266, Editions Maisonneuve frères), Jésus, selon une croyance juive, ne mourut pas crucifié sur une croix, mais sur un figuier de Barbarie. Dieu, du coup, maudit cette plante qui, de honte, se couvrit d’épines. À la fenêtre de Catherine Bolle, S.S. |