Jannonce la folie létonnement
Limbrûlé de la lune
Dont la lumière est blanche autour des cerisiers
Entourant la fillette illuminée
Fillette avec ses attributs de femme
Son front penché vers lenfant mis à ses pieds
Celui qui rêve et parle
Et dans sa main le feu de deux cerises
Non, mon amour, je ne conterai pas dhistoire
Si dans mon cur il y a le sang versé
La pureté et la compassion nocturne
Sont assises et elles se tiennent aux avant-bras
Face à face elles pleurent
Ô mon enfant leurs larmes sont devenues colombes
Souillant de leur déjection le lit illustre
Où me voici couché à mon tour
Attendant larrivée des pluies très vaines
Et dans ma bouche en train de se former le dernier mot
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Le ciel comme un grand coup darchet : la transparence
Est lombre du dieu clair de ces chemins
Volubilis nocturnes
Ils sont éparpillés dans lunivers
Partout et déchirés lambeaux du vent
Ô tigres de lépée qui les attend
Chemins toutes ces traces
Le sable ensommeillé la nuit dormant
Dans ses dix bras la nuit comme une enfant
Il y avait le lieu pur de cette épée
Sur la gorge, à lintérieur de la gorge,
Comme un noueux rosier noué de brume
Rosier enraciné dans ces poumons
Sur tout cela qui est musique et sang
Qui est musique et sang
Musique et sang
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A la fillette à la bleue à louvragée
A la déchirée par lépée physiologique
Je dis les grands oiseaux de son visage
Comme statues brutales de lîle de lêtre
Et je lui dis : ô mon amour tu nas quà souffler un peu
Sur la lampe et sur la vapeur des liserons
Pour que le miroir de ton sein souvre
Que ta maison reprenne au ciel ses nuages
Et que tu sois selon tes désirs la plus seule
Moi je chemine avec le soleil rouge
Jai appris lalphabet
Des oiseaux sont venus se poser sur ma langue
Pour y manger mon blé
Ils sont partis mon âme sest endormie
Homme gras comme un scribe
Ma poésie est déjà tombée dans lautomne
Déjà lété savance avec des larmes
Quand jaurais laissé mes ultimes lunettes
Sur le bois de la table tremblée
Un dernier mot jusquici resté fidèle
Comme un fils dépossédé par lantiquité du monde
Sen ira
Fermant la dernière porte